X-MEN ORIGINS : WOLVERINE
Publié le 28 avril 2009 par Bordeaux Plus
Catégorie Les rencontres de Bordeaux Plus
Rencontre au Georges V à Paris avec l’acteur, producteur australien
Hugh Jackman

Interview : Luce Tornier
Genre : Fantastique
Durée : 2h
L’argument : Le film Wolverine nous fait découvrir les origines du plus rebelle des héros Marvel et son histoire avant les événements de la trilogie X-MEN. Un héros au pouvoir de régénération convoité par l’armée, et impitoyable jusqu’au bout des griffes. Après avoir intégré le programme militaire “Weapon X” qui transforme les mutants en armes vivantes, Wolverine n’a de cesse de retrouver ceux qui ont tué son père et la femme qu’il a aimée.
L’avis de BORDEAUX Plus : X-MEN ORIGINS : WOLVERINE relate les événements survenus avant ceux de X-MEN et s’intéresse plus particulièrement au passé romantique et violent de Wolverine, et à ses liens avec Victor Creed et le terrible programme Weapon X.
Au cours de cette aventure, Wolverine rencontre de nombreux autres mutants…
Déjà lors de sa précédente venue dans la capitale, avec Nicole Kidman pour Australia, l’acteur avait été des plusagréable. Confirmation pour X-MEN ORIGINS : WOLVERINE. Hugh Jackman, naturel, souriant, répondit à toutes les questions, sans jamais avoir recours à la rage animale qui décuple sa force dans son personnage de Wolverine !
En plus d’enfiler le débardeur de Wolverine pour la 4ème fois, vous avez également produit le film. Est-ce facile d’endosser à nouveau ce rôle, et s’amuse-t-on autant à jouer ce personnage quand on porte plus de responsabilités ?
“C’est vrai que cela a été plus difficile que les précédents, on découvre 100 ans de vie de ce personnage, et le réalisateur a été très dur avec moi…
Rôle très physique, oui, mais c’est vrai que lorsque j’accepte un personnage, je l’imagine dans ma tête. Dans les trois précédents, ce n’est pas Wolverine que j’imaginais. J’aime les chevaux, j’aime cette puissance animale, c’est ce que je voulais dans ce nouveau film. Après des vacances dans le sud de la France, cela a été difficile de suivre un régime, je mangeais 4 à 5 croissants par jour ! Avec mon coach, nous sommes allés voir un bodybuilder, qui m’a fait suivre le régime des athlètes en compétition : blancs d’œufs, poulet, légumes vapeur, pas de sucre, pas de sel. L’univers des Comics est très précis, il faut cette sensation de force. Avec le coordinateur des cascades, on a beaucoup travaillé ensemble. Oui, ce sont mes vrais muscles, j’ai dû prendre 8 à 9 kg à ce régime-là.”
Vous êtes le premier acteur depuis Christopher Reeve à se glisser 4 fois de suite dans la peau d’un même personnage d’adaptation de comic-book. Quels sont les aspects qui vous plaisent ?
“Je n’ai jamais pensé à un record, mais mon expérience théâtrale m’a beaucoup aidé. Étant producteur, cela m’a rendu plus riche au niveau des initiatives, et je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai repris mes griffes… Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est celui de l’anti-héros du genre. Avant, il y avait les méchants et les bons, lui est les deux à la fois.”
Avant le choix de Gavin Hood, plusieurs noms de réalisateurs ont circulé. Pourquoi ce choix ?
“C’est un des côtés intéressants du producteur, on est impliqué dans le casting et dans le choix du réalisateur. Après avoir vu son film Mon Nom est Tsotsi (Oscar du meilleur film en langue étrangère), j’étais convaincu que Gavin Hood était le réalisateur dont j’avais besoin pour X-MEN ORIGINS : WOLVERINE. Tsotsi était en guerre contre lui-même comme l’est Wolverine.”
Dans la vie, qu’est-ce qui vous ferait sortir vos griffes ?
“Jeune, j’aimais beaucoup le rugby, et mon héros était Jean-Pierre Rives. C’était là où je me défoulais. Depuis, cette rage m’a quitté, et je crois que je sortirai mes griffes si on s’attaquait à mes enfants.”
À la suite de la fuite sur internet de certaines scènes, vous avez été choqué, ce n’est pas seulement une réaction de producteur ?
“D’abord j’ai pensé aux gens qui ont travaillé sur le film, quant aux internautes, ils ont vu une ébauche du film, celui-ci n’était pas terminé, nous étions loin de la version finale. C’est comme une Ferrari sans peinture ! J’espère que les politiques seront plus stricts sur ce sujet.”
Vous avez été élu en 2008 l’homme le plus sexy du monde. Et alors ?
“Les enfants vous ramènent à la réalité. Il suffit d’entendre mon fils taper de temps à autre sur son putching ball à mon effigie dans sa chambre… Et l’autre jour, à un arrêt d’autobus, ma fille a vu une affiche du film. Elle était très en colère et m’a dit : ce n’est pas toi, tu n’as pas cet air méchant.”











